lundi 30 avril 2012

Le messager du clair de lune


Le grand Rajah Cokorda Soukawati attend avec impatience le conte que doit lui remettre, comme chaque année le premier jour  de la saison des pluie,  le poète et sage Sastrawane Mandia, un conte qu'il espère aussi extraordinaire que les précédents.
Mais c'est un livre vraiment insolite que lui remet, un peu inquiet, le vieil homme, car derrière la belle couverture faite de feuilles d'acacia et de plumes bleues, il n' y a que des pages blanches.
Le premier mouvement du grand Rajah est la colère, devant autant d'impudence.
Mais Sastrawane Mandia lui demande d'écouter d'abord l'histoire de ce livre étrange. Et il lui narre alors l'histoire de ce conteur, qui il y a très très longtemps, écrivait des histoires pour le Rajah Cokorda  Souryawane...

Le messager du clair de lune est un petit bijou finement ciselé, très poétique. Jean-Marie Robillard avait depuis longtemps en tête l'idée d'un arbre aux feuilles magiques, et c'est à l'occasion d'un voyage à Bali, raconte-t-il sur le blog de l'éditeur "Le buveur d'encre"
(http://www.lebuveurdencre.fr/blog/?p=1498) qu'il lui est apparu comme une évidence que l'histoire devait se situer là.

Les illustrations chatoyantes, avec une profusion de détails, ont été réalisées avec une minutie extrême par Marie Desbons, une jeune illustratrice talentueuse (Ôtsuki Sama vous invite à découvrir son travail sur son blog, http://mariedesbons.canalblog.com/).
Les dessins sont faits à la main, avec gouache, crayons de couleurs et collages de papiers.

Le thème du conte est la puissance de l'imagination: un magnifique oiseau dont la queue déployée forme un éventail dépose délicatement, dans un petit trou, une petite pierre bleutée. De cette pierre est née un arbre immense, plus grand que tous les autres, un arbre, nous dit l'auteur, "couleur de lune". Ses feuilles sont des pages blanches, sur lesquelles des animaux viennent déposer de simples et délicats trésors:  l'écureuil la saveur des noix de cajou, la libellule les perles de lumière de la rosée du matin, l'abeille le parfum des fleurs de jenpirine ou la tourterelle le chant des femmes. Grâce à ces feuilles, le conteur Sastrawane Indra rédigea les plus merveilleuses histoires que l'on puisse imaginer.

Lorsque le vieux poète se tait, le grand Rajah Cokorda Soukawati comprend que ce livre offert par Sastrawane Mandia est le dernier, un livre qui contient toutes les histoires  pour peu que l'on sache fermer les yeux et écouter.

Nathalie Kissel








dimanche 29 avril 2012

Louange des mousses, Véronique BRINDEAU, Éditions Philippe Picquier

"Elle sont d'avant le temps des hommes,
bien avant celui des arbres et des fleurs".
Ainsi débute "Louange des mousses",
le magnifique hymne à l'esthétique
japonaise de Véronique Brindeau, 
enseignante d'histoire de la musique
japonaise à l'INALCO.


(Synopsis, Nathalie Kissel
Photos, Valérie Bastit Laudier)


Nulle part au monde les mousses
ne sont mieux accueillies qu'au Japon :
chantées par les poètes japonais,
elles bordent "le chemin de rosée"
qui conduit à la maison de thé, sont
l'unique décor du théâtre nô sur les pins,
la parure végétale des plus beaux temples,
don tu temps qui passe.
(Temple Koto-in, Kyoto)

Véronique Brindeau s'attache à
comprendre pourquoi le Japon
les cultive et les admire, de la plus
modeste à la plus rare, les baptise
de noms précieux et poétiques propres
à la rêverie: mousse "pinceau du Yamato",
"mousse lanterne", "mousse du souvenir"
ou encore mousse "givre qui se dépose".
(Exposition de diverses variétés de mousses, jardin du temple Ginkakuji, Kyoto)

Elle décrit "cette aptitude à amplifier le regard"
chez les japonais: une attention extrême aux détails,
aux petits riens qui deviennent tout. 
(Jardin du temple, Kennin-ji, Kyoto)
Véronique Brindeau nous emmène au Temple des Mousses
 et son jardin à Kyoto, auquel on accède, sur rendez-vous,
après un passage dans la salle du Temple où l'on est invité
à recopier un soutra: vaste et somptueuse étendue, sons étouffés,
invitation à l'écoute et au silence.
« La parole s’éloigne de vous tout naturellement, devenue inutile et déplacée.
Ombreuse et douce, la mousse épouse la terre, la couvre d’un manteau
et pas d’avantage on n’en peut isoler les brins que les flocons.
Elle est le printemps perpétuel comme la neige est l'hiver,
et comme elle, restitue le monde à son silence » écrit-elle.
(Jardin de mousse, Tofoku-ji, Kyoto)



































De ce dépouillement et de ce naturel,
la mousse figure au Japon l’emblème végétal.
Son minimalisme, sa plasticité n’intéressent plus
seulement les jardiniers soucieux de maintenir les traditions ;
des architectes, des paysagistes, dont Shigemori Mirei est le précurseur,
l’intègrent désormais dans leurs constructions.
(Kodai-ji, quartier d'Higashi-yama, Kyoto)






















Sur les contours du bâtiment de la boutique de mode Prada
dans le quartier d’Aoyama à Tokyo sont disposées
à l’oblique de larges tapis de mousses vert sombre.
D’ordinaire réduite à une simple frange à la base des rochers épars,
la mousse occupe ici le devant de la scène.
Contraste d’ornement végétal et d’ornement minéral,
géométrie parfaite tel un damier de sable et de mousse
(au temple de Kodai-ji), géométrie floue de carrés de pierre
qui accompagnent les pas du visiteur au milieu
d’un parterre de mousse (au temple de Tofoku-ji)...





Le moment idéal pour découvrir les mousses ?
Un matin d'été humide, où la mousse est recouverte de lentilles d’eau.
En journée, on répand de l’eau sur le chemin
afin de donner aux mousses l’éclat fugace d’une ondée.
On a coutume au Japon de se mettre en route pour admirer
les fleurs du printemps ou les feuillages de l’automne.
Les jardins les plus réputés pour leurs érables sont aussi tapissés de mousses.
Mais peut-être serait-ce l’érable le faire-valoir,
offrant au visiteur une occasion supplémentaire
d’admirer les diverses nuances de vert de la mousse
qui accueille voluptueusement sa feuille vermillon tombée de sa branche…

























jeudi 26 avril 2012

Ôtsuki sama voyage...

À chaque nouvelle saison, Ôtsuki Sama collection vous proposera une sélection de cinq photos, minutieusement choisies parmi les différents voyages, découvertes, expériences d'apprentissage et de créations... vécus durant toutes ces longues années au Japon... Ce rendez-vous trimestriel est intitulé : "Ôtsuki Sama voyage". Nous vous remercions par avance de votre fidèle curiosité. 

Cinq photos pour partager la majesté
 des paysages contemplés au cours de 
multiples pérégrinations au Japon 
et ailleurs...

Lune argentée
Valerie Bastit Laudier, 2010
Détail d'une illustration ("Toile d'araignée) sur washi marbré
Valerie Bastit Laudier, 2012

Fuji-san, Jardin de Suizen-ji, Kumamoto, île de Kyushu, Japon
Valerie Bastit Laudier, 2008


"Persil dans la rivière", Parc de Ritsurin, Takamatsu, île de Shinjuku, Japon.
Valérie Bastit Laudier, 2008.

À petits pas
Valerie Bastit Laudier, 2009







dimanche 22 avril 2012

Rochers de lettrés ou "savoir lire l'extraordinaire au coeur de l'ordinaire"


Qui sont les lettrés chinois, et quels sont leurs accessoires? A quels critères répondent-ils? L'exposition "Rochers de lettrés, itinéraires de l'art en Chine", actuellement au Musée Guimet, répond à toutes ces questions.

Le Lettré est une personne qui a fait des études, connaît ses "Classiques" permettant d'accéder à la prestigieuse fonction de fonctionnaire (l'un des "Trois Bonheurs" en Chine). Certains, au delà de ce métier, vont développer un véritable amour pour la littérature, l'écriture, la poésie et la musique, rechercher la fréquentation de leurs semblables, refuser des postes à la Cour, voire même démissionner pour se consacrer à la contemplation et l'étude.

Imprégnés de philosophie taoïste, les Lettrés s'entourent d'objets propices à la rêverie et à la méditation, qu'ils peuvent également détourner en objets utiles à leur art.

Les Rochers sont emblématiques, mais ils vont également collectionner bois, racines, pierres aux formes étranges et évocatrices.

Mi Fu, un lettré poète de l'époque Song a défini les quatre critères d'un rocher, qui doit évoquer la montagne, la grotte des immortels:

shou: une forme élancée
zhou: rides et sillons en surface
lou: des cavités semblant créer des chemins
tou: des ouvertures

Que trouve-t-on également dans le studio d'un lettré?

Des calebasses, appréciées pour leur beauté.
Des pose-pinceaux, comme ce jade provenant du Xinjiang.
Des poids pour le papier.
Des pots à pinceaux
Des chasse-mouches et des sceptres,  outils de discours, comme ce magnifique sceptre  "ruyi" en bois noueux rongé par les insectes.
Des pierres à encre, comme cette belle pierre en forme de tortue de la dynastie des Hans
Des sceaux.

La culture du Lettré existe encore aujourd'hui en Chine. En témoignent les oeuvres de Liu Dan et Zeng Xiaojun exposés au Musée Guimet.

Source : Hors Série "Artabsolument" consacré à l'exposition

Rocher en forme de pierre musicale, qing.

Montagne miniature, Dynastie Ming, pierre Lingbi en peau de datte, support en bois de rose.

Montagne "pierre à encre" Yanshan, Dynastie Song, Ming, pierre zibowen. 


Vue du jardin Liu, Suzhou
Calbasse en forme de canard, Dynastie Qing
Zeng Xiaojun, Portrait de scptre ruyi et chasse mouche



jeudi 19 avril 2012

Coming soon...

Ôtsuki Sama is a Paris based artistic design studio and a brand created in 2012 by Valérie Bastit Laudier.
We create colorful, elegant, poetic, hand-painted illustrations and patterns for stationary, fashion and home furnishing.
All our designs evoke authentic japanese spirit and its aesthetics of detail.


lundi 16 avril 2012

Épouvantails


On ne peut pas dire que les épouvantails d'Europe sont une réussite. Les étourneaux s'y accoutument sans peine ; les corbeaux se perchent dessus, ne comprenant même pas que c'est à eux qu'on s'adresse.
Il y a de très beaux épouvantails au Japon. Certains sont d'ingénieuses petites orgues hydrauliques en bambou qu'un filet d'eau fait ronfler et sangloter. D'autres sont de larges tambours de toile blanche, portant l'esquisse d'un visage et pivotant sur deux cordelettes tendues en travers des rizières. Au moindre souffle, cette large face désolée bascule et vous menace. D'autres encore sont de grands fous colorés, titubant les bras en croix au-dessus des épis. Véritables cauchemars pour oiseaux, inventés par des gens qui les connaissent parfaitement.


Source : Nicolas Bouvier, Le Vide et le Plein
Photo : VBL, île de Shikoku, Japon, 2007.

vendredi 13 avril 2012

Essence


La station-service japonaise est un endroit complètement dégagé, un terre-plein bétonné : pas trace de la moindre pompe. On devine que c'est une station-service parce qu'il y a toujours au moins deux gars qui ressemblent à s'y méprendre à des pompistes et qui s'agitent dès qu'ils voient une voiture approcher. Il faut lever les yeux, ce qui n'est pas très prudent lorsqu'on conduit : les tuyaux des pompes à essence tombent du ciel et ce n'est pas rassurant. On arrête sa voiture sous un tuyau et surtout on ne touche à rien. On quitte sa voiture, on donne ses clefs, on laisse les pompistes s'occuper de tout, et ils ne font pas les choses à moitié : remplissage du réservoir, un petit coup sur le pare-brise (intérieur et extérieur), un petit coup sur le volant, sur les rétroviseurs, de l'eau pour les essuie-glaces....
Puis on s'en va en disant merci. Les pompistes font plein de courbettes, disent sans arrêt "Arigato gozaimasu" (qui veut merci beaucoup) et arrêtent les voitures sur la route pour vous laisser sortir.
Voilà.


samedi 7 avril 2012

Ôtsuki Sama en recherche de petits bijoux au salon du Livre

1 - La maison en petits cubes
2 - Bashô, le fou de poésie
3 - Katsumi Komagata, artiste sculpteur de papier
4- Haïkus du temps présent, Mayuzumi Madoka


Ce sont des "échos dans la marge"(1) pour reprendre la très belle expression de l'auteur.

"Haikus du temps présent", publié aux Editions Philippe Picquier en mars 2012 rassemble 84 pépites de Madoka MAYUZUMI, poète-voyageur connue du grand public au Japon , dans la lignée des plus grands fous de poésie.
Ils ont la particularité d'être accompagnés d'un commentaire extrêmement sensible de l'auteur, petite histoire qui nous éclaire sur la naissance de ce poème court.

Poème de l'instant fugitif et des petits riens, le haiku est composé de 17 syllabes, découpées en 3 lignes de 5, 7 et 5 syllabes (ce rythme ne ressort pas forcément dans la traduction française). Le ton est donné par le kigo, le mot de saison.

Ôtsuki Sama vous invite à rêver avec ces quelques haikus des 4 saisons.

Pleine lune d'automne-
dans les abysses
les étoiles de mer avancent

Le mot de saison est ici "pleine lune". Hommage lui est rendu le 15 septembre, lors d'une grande fête. "Les rayons de lune qui éclairent jusqu'au fond de la mer, explique Madoka Mayuzumi dans son commentaire, transmettent  leur force vitale aux créatures des abysses, les reliant ainsi au reste de l'univers".

Auberge sous la neige -
dans la chambre voisine
la lumière s'éteint

Lors d'un séjour dans ce "Pays de neige" du nord du Japon, pour reprendre le titre du magnifique récit de Kawabata, l'auteur a passé une nuit éveillée dans la chambre d'une auberge, comme suspendue dans le temps et le mystère. Toutes les lumières des chambres voisines s'étaient éteintes.

Dans une flaque de soleil
puis sous un rayon de lune
la violette!

Le mot de saison, violette, a inspiré nombres de poètes. Symbolisant la modestie et l'humilité, l'éphémère, elle semble, pour l'auteur, "être en lien étroit avec le cosmos".

"Ne pars pas loin de moi!"
chantait la flûte
taillée dans un brin d'herbe

Poème qui exprime le non-dit. Madoka Mayuzumi croise pendant les vacances qui suivent sa dernière année de lycée un camarade, qui lui parle avec enthousiasme de ses projets d'avenir. Elle l'écoute distraitement, lorsque soudain il coupe une tige creuse et en fait une flûte d'herbe. Cette mélodie exprimait toute l'affection qu'il lui portait, ce dont elle ne prit conscience que plus tard.
"Flûte herbe" est un kigo d'été.
A vous maintenant de poursuivre ce voyage dans l'imaginaire japonais...
(1) Titre d'une conférence de Madoka Mayuzumi, "Le haiku, un écho dans la marge".



vendredi 6 avril 2012

SHO - 41 maîtres calligraphes contemporains au Japon

Présentation exceptionnelle de calligraphies japonaises contemporaines dans les salles Japon du musée Guimet.
"Sho" ou l'art de bien former à la main les caractères de l'écriture, est apparu au Japon au VIème siècle.

L’art de la calligraphie, profondément influencé dans sa forme et son expression par les modèles chinois, évolue vers un style vraiment japonais au cours du Xe siècle.
Des concours de calligraphie sont organisés chaque nouvelle année, témoignant encore aujourd’hui de la vivacité de cette pratique artistique, présente quotidiennement au Japon. 
C'est l’Association de calligraphie Mainichi Shodokai, qui présente jusqu'au 14 Mai 2012 dans les salles Japon du Musée Guimet, trente-six œuvres de calligraphes japonais contemporains - dont celle du lauréat - réalisées à l’occasion de la 63 ème édition du grand concours national organisé par la fondation Mainichi Shodokai, à Tokyo en 2011 et cinq œuvres de grands maîtres disparus.


Cette exposition n'est pas sans me rappeler les grandes galeries du "National Art Center" à Tokyo, recouverte de toutes les calligraphies réalisées par les élèves et maîtres à l'occasion du concours annuel organisé par une autre grande association de calligraphie de renom, Zenshogei-in : Sélection de grands professeurs, plus jeunes maîtres, jeunes élèves, d'autres plus avancés dans ce long chemin vers l'obtention de la 5ème dan et de la licence de professeur ("Sensei" en japonais).
Membre de cette fondation depuis 2003, j'ai eu la chance depuis cinq années consécutives d'être sélectionnée et de voir accrochées auprès d'illustres maîtres contemporains mes calligraphies chinoises et japonaises.
Aujourd'hui, 5ème dan et jeune maître de Calligraphie, c'est avec beaucoup d'émotion que je contemplai les peintures de ces lauréats au musée Guimet, résultat de nombreuses années de pratique et de persévérance. 
Invitée au vernissage, quelle chance fut la mienne d'assister aux démonstrations in situ du talent de ces maîtres de Calligraphie. Plutôt que des mots, voici de multiples photos de ces immenses expositions, qui montrent combien cette pratique artistique est infiniment subtile et très spirituelle...


Association MAINICHI SHOKODAI, Musée Guimet, Paris, 2012 :


























IIJIMA Shunkei
1906-1996


La nuit tombant en voyage, de l'ombre d'un arbre
je fais mon gîte et ses fleurs deviennent pour un soir
mes hôtes.
(Dit des Heike), 1979


Poème dans lequel un voyageur se repose sous 
un cerisier et écrit ses sentiments pour les fleurs.
Composé essentiellement avec des lignes droites, 
la disposition dans un rythme simple, celle des lignes
gorgées d'encres et des lignes sèches, donnent
une sensation de profondeur.
Calligraphie caractères japonais (kana)




























KITO Bokushun
1941-
Le dragon Flambeau
2011


Le dragon flambeau se trouve au Nord de la Porte
des oies, caché dans la montagne Weiyu il ne voit
jamais le jour. Il a une face d'homme et un corps
de dragon, mais pas de jambes.
Liu An (Huainan Zi, Duoxingxun)


Nom d'une divinité du Nord. Dans le Shanhai-jing
il est dit qu'il peut éclairer un endroit quelque soit 
le degré d'obscurité qui le recouvre. 
Alors que les sombres événements sont aujourd'hui,
nombreux je fais le voeu qu'il éclaire le Monde.
Calligraphie caractères chinois.


































HAYASHI Chikusei
1934-


Lune de jade, étoiles de perle
2011


Une lune qui fait penser à un anneau 
de jade et des étoiles qui sont pareilles
à des perles. Deux choses qui brillent
dans le ciel et apportent de la lumière
aux hommes. J'ai déplacé mon pinceau
et m"imprégnant de la conscience
esthétique orientale.
Calligraphie caractères chinois.


Source : catalogue de l'exposition "Sho1, 41 maîtres calligraphes contemporains du Japon.


Association Zenshogei-in, "National Art Center", Tokyo, 2009